EVALUATION

POLITIQUES PUBLIQUES

- L’emploi dans les pôles de compétitivité
Thèse CIFRE portée par ELO et réalisée en partenariat avec le GATE Lyon Saint-Eienne, 2010-2013


Depuis quelques années, un constat s’impose aux gouvernements et aux entreprises : dans une économie mondialisée et ouverte à la concurrence, la compétitivité passe par l’innovation. C’est l’élément déclencheur de l’émergence des pôles de compétitivité, qui sont le fruit de deux politiques réformatrices profondes :
- une politique d’aménagement du territoire visant à ancrer les compétences dans les territoires ;
- une politique industrielle qui a pour objectif d’améliorer la compétitivité de la France par l’innovation.

Regroupant des clusters d’entreprises, des laboratoires de recherche et des centres de formation, les pôles de compétitivité constituent un outil de développement territorial de plus en plus nécessaire à l’activité des entreprises. Les pôles de compétitivité étant l’instrument de la politique visant une meilleure compétitivité de l’outil industriel français, leur suivi et l’évaluation de leur performance sont donc nécessaires pour éclairer et orienter les décideurs politiques et économiques sur la continuité à donner à un tel instrument.

Les acteurs locaux ligériens, responsables publics ou professionnels, ont une conscience aigüe du rôle des pôles de compétitivité pour le territoire. En effet, depuis l’annonce de la labellisation dans la Loire des pôles Mécaloire, Loire Numérique et le pôle des Technologies Médicales, par le ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire le 4 mai 2010, les implications et les enjeux des pôles sont d’autant plus importants à prendre en compte que cet outil est en plein développement sur le territoire local. Les pôles ne sont pas seulement un moyen de freiner la délocalisation, ils constituent aussi un outil de création de richesses et d’emplois. Aujourd’hui protagonistes de la seconde phase de lancement des pôles de compétitivité, les acteurs des pôles et les financeurs publics locaux et nationaux, ont besoin de clarté sur la situation et l’essor des pôles, ainsi que sur les effets attendus, notamment en matière d’emploi. Ce besoin se place en priorité sur le nombre d’emplois créés au sein des pôles, sur la stabilité et la performance des emplois des pôles, mais aussi sur l’avenir des métiers innovants développés dans les pôles.
C’est dans ce contexte qu’est né le projet d’une thèse portant sur l’évaluation de la performance des pôles de compétitivité en matière d’emploi. L’objectif principal de cette évaluation vise à qualifier et à quantifier les effets de la politique des pôles sur l’emploi. Il s’agit d’une part de repérer et de formaliser les mutations des compétences et l’adéquation entre les qualifications voulues par les entreprises et les formations distribuées. Il s’agit, d’autre part, de quantifier les effets de la mise en place des pôles de compétitivité sur les créations d’emplois et les mutations des emplois.

Cette thèse fait donc l’objet d’une Convention Industrielle de Formation par la REcherche (CIFRE) entre l’Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT) d’une durée de trois ans et ELO (Emplois Loire Observatoire), et d’autre part d’un contrat de collaboration de recherche entre ELO et le GATE Lyon-St Etienne.

Cette thèse permet le renforcement de la collaboration entre ELO et le laboratoire de recherche, qui, comme au sein des pôles, permet d’améliorer l’innovation…

- Analyse des besoins en formation des différents publics et des réponses apportées par les acteurs institutionnels en Auvergne
Conseil Régional d’Auvergne-Service d’Education et de Formation Professionnelle, 2006


Engagé dans une vaste concertation avec l’ensemble des acteurs de l’emploi, de la formation, de l’éducation et du monde socio-économique, le Conseil Régional d’Auvergne a souhaité confier à ELO une « analyse des besoins en formation et des réponses apportées par les acteurs institutionnels en Auvergne ». L’approche envisagée par ELO a privilégié deux phases exploratoires :

. « L’analyse de la demande de formation des différents publics » comportant les volets :

o une cartographie de la demande de formation, via l’analyse de la base du donnée du Centre Régional d’Orientation Professionnelle (CROP) de l’AFPA, recensant les 8.500 bénéficiaires de prestations d’appui à la construction d’un parcours de formation individualisé ;

o une analyse des freins aux formations rencontrés par les « demandeurs », combinant une enquête une enquête auprès des publics les plus éloignés de l’emploi (jeunes des missions locales et Espace Info-jeunes, publics des PLIE : de 1.100 personnes enquêtées) et la conduite d’entretiens semi-directifs auprès d’acteurs de l’orientation et de la formation.

. « La réponse apportée par les acteurs institutionnels en Auvergne » exprimée sous la forme de l’offre régionale de formation a été caractérisée sous l’angle de la base de données du PRDF (101.000 personnes formées en 2005), comprenant un audit des dispositifs de Formation Professionnelle Initiale, Formation professionnelle Continue et Apprentissage.

Plus que la recherche d’une improbable adéquation entre ces deux phases, l’étude a permis d’identifier des facteurs d’inertie propres à la demande et à l’offre de formation. In fine, les préconisations (« axes de travail ») d’ELO devront permettre au Conseil Régional d’Auvergne :

o de lever certains freins caractérisant l’accès à la formation ;
o de renforcer les capacités d’observation, de suivi et d’évaluation au niveau régional ;
o de canaliser et d’orienter de manière efficiente le public vers la formation ;
o de tenir compte des spécificités de certains publics, en particulier « les plus éloignés de l’emploi ».

DISPOSITIFS INSTITUTIONNELS

- Amélioration du rapprochement offres/demandes d’emploi dans le secteur sanitaire et social
Direction Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DRTFEP) - 2005


Initié en 1997, le dispositif « Nouveaux services-Emplois Jeunes » prendra fin d’ici 2007. La question sous-jacente est de savoir comment favoriser le positionnement de ces salariés sur les postes à pourvoir. Ce souci de mise en relation offres/demandes d’emploi est fortement conditionné par la volonté de fidéliser une main-d’œuvre potentielle déjà sensibilisée, voire intégrée, à la dynamique d’une activité sanitaire ou sociale, face à un secteur qui connaît d’importantes difficultés de recrutement.
Dans cet objectif, la D.R.T.E.F.P. Rhône-Alpes a confié à ELO 3 missions :

• Atteindre et de canaliser le public sur deux département : le Rhône et l’Ardèche ;
• Collecter des informations permettant de mieux appréhender la diversité des situations et le devenir des salariés ;
• Fournir un conseil adapté aux employeurs permettant ainsi de les aider à se positionner par rapport à une demande d’appui de la Région.

In fine, notre intervention a permis de mobiliser différents dispositifs d’appui technique auprès de 61 emplois-jeunes et 41 structures.

- Les stages étudiants en PME-PMI
Conseil Régional Rhône-Alpes, Direction de l’Enseignement Supérieur - 2005


Après 4 ans de fonctionnement du dispositif de bourses régionales, il est apparu important pour le nouvel exécutif du Conseil régional de Rhône-Alpes de mieux cerner les conditions d’application des stages en PME-PMI, au regard des objectifs initialement fixés. La mission confiée à ELO a consisté à analyser les perceptions et les pratiques des différents protagonistes et à repérer les facteurs garants du bon déroulement et du développement de ces stages.

Les constats effectués se sont appuyés sur l’exploitation d’enquêtes effectuées auprès des différentes cibles concernées :

• une enquête menée par voie postale auprès des 1 293 étudiants bénéficiaires de la bourse régionale de stages en PME-PMI ;
• une enquête réalisée par voie postale auprès des 1 034 PME-PMI ayant accueilli ces étudiants,
• des entretiens qualitatifs menés auprès des personnels des établissements d’enseignement supérieur des principaux pôles universitaires intervenant dans l’accompagnement des stagiaires.

- Diagnostic-conseil portant sur les conditions d’hébergement des apprentis en région Rhône-Alpes, en particulier dans les internats
Conseil Régional Rhône-Alpes, Direction de l’Apprentissage - 2006


Avec 32 500 jeunes répartis dans 65 CFA en 2005, Rhône-Alpes concentre près de 10 % des effectifs nationaux d’apprentis. La Région prévoit, dans le cadre de son Plan Régional pour l’Emploi, un développement maîtrisé de cette voie de formation professionnelle, avec une progression de 17 000 apprentis sur cinq ans.

Quatre axes ont été jugés prioritaires dans le Contrat d’Objectifs et de Moyens signé avec l’État et destiné à encourager la Région sur cette voie de la modernisation et du développement de l’apprentissage. Parmi ces axes figurent des objectifs destinés à "valoriser les conditions de vie des apprentis" avec des actions visant à "l’augmentation de la participation de la Région aux frais de Transport-Hébergement et Restauration", à la réalisation "d’une étude préalable à l’élaboration d’un plan régional d’investissement dans les CFA", ainsi qu’à accroître son engagement en matière de construction et rénovation d’internats dans les CFA de Rhône-Alpes.

L’intervention a donc pour objectif de dresser un état des lieux des solutions d’hébergement ouvertes aux apprentis des CFA de Rhône-Alpes. Elle vise en particulier à étudier de manière détaillée la capacité des internats à satisfaire les besoins tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Elle devra permettre in fine de proposer des actions prioritaires, à développer, selon les territoires, soit dans le cadre des internats, soit dans le cadre de solutions d’hébergement alternatives.

- Réorganisation de l’ANPE sur le bassin stéphanois
Anpe - Direction départementale Loire - 2007


Les évolutions structurelles du tissu économique impliquent le développement de stratégies concertées entre différents acteurs du développement économique et de l’emploi, davantage orientées vers l’anticipation et l’accompagnement des mutations économiques et sociales.
Sur le bassin stéphanois, différents projets se sont matérialisent : CTEF Loire Sud, porté par Saint-Étienne Métropole, projet de Maison de l’emploi. Face à ces évolutions économiques et institutionnelles, l’action des agences locales pour l’emploi (ALE) doit être réorganisée. Actuellement, l’ensemble du bassin d’emploi est couvert par 4 agences locales dont l’activité est articulée autour de 2 « pôles » :

.un pôle transversal lié aux spécificités de la zone géographique couverte par chaque agence,
.un pôle d’expertise lié à la spécialisation d’une agence sur une compétence ou un secteur d’activité particulier.

Compte tenu de l’environnement évoqué en préambule, l’organisation actuelle des agences locales nécessite d’être remise à plat, ce dans un double objectif :

.coller au plus près des réalités économiques du territoire en redéployant les équipes et les activités des différentes agences locales pour l’emploi ;
.positionner l’ANPE auprès des différents partenaires économiques et institutionnels ;

La prestation proposée par Emplois Loire Observatoire (ELO) s’inscrit dans cette continuité. L’objectif final est de conforter les agences locales dans leur fonction d’intermédiation active entre l’offre et la demande d’emploi. L’intervention du prestataire devra permettre à l’ANPE de développer au plus près des territoires des modalités de collaboration avec l’ensemble des acteurs économiques et institutionnels locaux.
E.L.O.-Emplois Loire Observatoire - 46 rue de la télématique BP 10701 - 42950 Saint Etienne Cedex 1 - Tél : 04 77 92 83 70 - Fax : 04 77 92 68 62 - Mail : elo@elobs.com - Plan d’accès